Toute la pression de la préparation La Dre Worndl a soumis de multiples vidéos d’audition à l’émission, y compris une présentation d’elle-même et une démonstration de cuisine, et a participé à de nombreuses entrevues pendant environ deux mois. Vu que les concurrents ne peuvent pas divulguer qu’ils participent à l’émission, elle a dû franchir toutes les étapes en secret. « Je me suis faufilée dans le cabinet une fin de semaine pour y filmer, pour me présenter et montrer qui je suis », confie-t-elle. Pour le plat principal de son audition, la Dre Worndl a créé des pâtes farcies maison rappelant les saveurs traditionnelles des pierogis. Sa grand-mère ukrainienne a grandi dans une grande famille où la cuisine était tant une responsabilité qu’une tradition. « Les pierogis sont l’un de ses plats que j’aimais le plus », avoue-t-elle. Elle en a fait une adaptation pour l’émission : des cappelletti maison servis sur une sauce à l’oignon et garnis de pancetta et d’aneth. Une fois retenue pour l’émission, la Dre Worndl savait qu’elle allait devoir s’éloigner de son cabinet pendant plusieurs semaines. Comme elle ne pouvait pas dire à ses collègues ce qu’elle allait faire, elle a inventé un énorme mensonge. « Je leur ai dit que je partais en voyage en Thaïlande avec mon mari. J’ai trouvé ça tellement difficile; je suis quelqu’un de très honnête d’habitude. » Sur le plateau de MasterChef Le tournage avait lieu à Markham (Ontario), près du lieu où habite et travaille la Dre Worndl, mais les concurrents devaient rester sur place pendant toute la durée de la compétition. « On vivait à l’hôtel, parce que les jours de tournage étaient particulièrement longs et stressants. J’ai une toute nouvelle admiration pour les personnes qui travaillent dans l’industrie télévisuelle. » Chaque journée commençait tôt avec la coiffure et le maquillage, l’installation du matériel audio, les tests d’éclairage et la mise en place du décor, tout cela avant même de commencer à cuisiner. « Il y a une équipe de 65 personnes qui travaillent fort et qu’on ne voit pas quand on regarde l’émission chez soi », précise-t-elle. La Dre Worndl trouve que la médecine dentaire l’a davantage préparée à la compétition qu’elle ne le pensait. La pression de cuisiner devant des caméras, des juges et toute une équipe de production lui a rappelé les exigences du travail clinique. « En tant que dentiste, on a l’habitude de situations stressantes au quotidien. » Les patients attendent du calme, de la concentration et du professionnalisme, peu importe ce qui se passe en coulisses. « Même si vous êtes en retard ou stressé, vous ne voulez pas que les patients le remarquent ou le ressentent. Vous devez leur donner toute votre attention quand vous êtes auprès d’eux. » À l’émission MasterChef, elle avait l’impression que les attentes étaient les mêmes : projeter une image de confiance à l’extérieur tout en gérant son stress à l’intérieur. De gauche à droite : Dre Worndl à l’Université de Toronto, Dre Dani Meyerson et Dre Loretta D’Ambrosio. La Dre Worndl s’est rendue en Ouganda pour prodiguer des soins dentaires. 21 Numéro 4 | 2026 | L’observatoire
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