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Patients ayant des besoins spéciaux : occupent-ils une place suffisante dans l'enseignement dentaire au Canada?TEXTE INTÉGRAL
• Carla M. Sherman, BSc, DDS • S o m m a i r eLes dentistes pédiatriques reçoivent une formation approfondie en dentisterie axée sur les soins spéciaux, mais vu leur nombre restreint, il importe que les dentistes généralistes et leur personnel soient bien entraînés pour traiter les cas spéciaux. Cependant, selon les dentistes praticiens, le manque de formation constitue le plus grand problème dans le traitement de ces cas. L’objet de notre étude était de préparer et de mener un sondage auprès de toutes les écoles d’enseignement dentaire du Canada afin d’évaluer l’enseignement didactique et clinique que les étudiants reçoivent dans le domaine des besoins spéciaux, ainsi que le rôle des directives et des exigences de la Commission de l’agrément dentaire du Canada (CADC) visant ces programmes relativement aux personnes ayant des besoins spéciaux. Le sondage : Le sondage a été posté aux écoles d’assistance dentaire (27) et d’hygiène dentaire (50), ainsi qu’aux facultés de médecine dentaire offrant des programmes de formation de 1er et 2e cycles (10 et 23, respectivement). Le sondage comprenait des questions portant sur l’enseignement didactique, la formation clinique, le(s) département(s) enseignant des matières reliées aux cas spéciaux, des aspects des soins axés sur les besoins spéciaux, l’enseignement obligatoire comparativement à l’enseignement facultatif, l’observation comparativement au traitement, l’évaluation des compétences des étudiants, la compétence perçue des étudiants et les directives de la CADC visant les programmes de formation. Principaux résultats du sondage… en chiffres : Toutes les facultés de médecine dentaire ont répondu au sondage; nous donnons donc dans la présente étude les résultats de ces programmes. Dans les programmes de formation, le nombre d’heures en enseignement didactique allouées à la dentisterie axée sur les besoins spéciaux varie de 0 à 18. Le nombre d’heures que les étudiants passent dans des stages obligatoires à observer des patients est, en moyenne, 13,6 heures, variant de 0 à 75 heures. Et le nombre d’heures qu’ils passent dans des stages obligatoires à traiter des patients varie également de 0 à 75 heures pour une moyenne de 13,3 heures. Parmi les répondants,90 % sont d’accord avec l’énoncé de la CADC, à savoir que des expériences dans ce domaine sont grandement souhaitables pour les étudiants, mais ne devraient pas être obligatoires. Profil des programmes de formation dentaire de 1er cycle : Les résultats de notre étude sont similaires à ceux d’études précédentes, notamment que les étudiants sont exposés à une gamme variée et limitée d’expériences relativement aux cas spéciaux. Les répondants ont expliqué de plusieurs façons les limites touchant le nombre d’expériences éducatives qu’ils peuvent offrir aux étudiants dans le domaine des soins dentaires spécialisés: le curriculum est déjà très abondant; l’accent est mis sur l’apprentissage des compétences de base; et on ne peut promettre aux étudiants un nombre précis d’heures au cours desquelles ils seraient exposés à cette population car on ne peut garantir un bassin de patients suffisant. Malgré ces restrictions, les répondants ont affirmés que la majorité de leurs étudiants seraient compétents pour traiter des cas spéciaux. Plusieurs ont mentionné le transfert des compétences (apprendre des compétences dans un domaine et les appliquer dans un autre similaire) pour justifier la confiance qu’ils ont dans la capacité de leurs étudiants à traiter ces cas. Conclusion : Certains critiques affirment qu’en offrant des programmes d’éducation, on sensibilise les étudiants sans toutefois accroître le nombre de diplômés qui traiteront des patients handicapés intellectuellement. Les sondages auprès des dentistes laissent entendre autrement, puisque ceux-ci demandent une formation pour compenser leur déficience en dentisterie axée sur les soins spéciaux. Bref, plus de recherches sont nécessaires dans ce domaine.
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