Volume 13 • 2026 • Numéro 1

(De gauche à droite) Dr Bruce Ward, Dr Aaron Burry, Lucas Veiga, Duncan Barter, Clarissa Schurter, Mishail Bhatia. Cette année, ces sujets ont été façonnés par un paysage politique fédéral qui compte de nombreux nouveaux visages au cabinet. Étant donné la vague de nouveaux élus sur la Colline, l’ADC a aussi plaidé en faveur de solutions politiques et a diffusé de l’information sur la santé buccodentaire. «Le Régime canadien de soins dentaires (RCSD) est nouveau, et bien des députés n’en connaissent pas le fonctionnement – qui est admissible à ce programme, quelles en sont les règles? Cette année, nous avons en bonne partie renseigné les élus et leur avons donné de l’information qu’ils peuvent transmettre à leurs électeurs et électrices, » dit le Dr Ward. La communauté dentaire dans son ensemble «Le kiosque dans l’un des principaux édifices de la Colline du Parlement cherchait à attirer l’attention et à susciter la discussion, précise le Dr Ward. Il a été conçu pour faire ce qu’une réunion formelle ne peut pas : lancer des échanges informels au bond avec les députés et leur personnel qui passent en vaquant à leurs affaires. » Installé dans un coin passant, le kiosque a donné à l’ADC une présence bien visible qui permettait aux gens de poser des questions et d’échanger des idées, parfois pour faire suite à une rencontre, parfois pour faire connaissance. «C’était bien de partager le kiosque avec le CDRC», reconnaît le Dr Kirk Preston, président élu de l’ADC. «Nous avons eu l’honneur de rencontrer la dentiste en chef des Forces armées canadiennes, la colonelle Geneviève Bussière, ainsi que trois autres membres du corps, la major Monique Merino et le major Aaron Jolivet, tous deux dentistes militaires, et l’adjudante maître Martine Leboeuf, technicienne dentaire. Leur présence aux côtés de l’ADC a donné une portée et une crédibilité accrues aux conversations, permettant de dépasser une discussion centrée uniquement sur la profession dentaire et inscrivant la santé buccodentaire dans une perspective plus large, comme enjeu national lié à la préparation opérationnelle et au bien-être de celles et ceux qui servent le pays. Cette collaboration a aussi renforcé le message selon lequel la médecine dentaire s’inscrit pleinement dans une mission de service public.» La Dre Lesli Hapak, représentante de l’Ontario au conseil d’administration de l’ADC, estime que le kiosque était un bon moyen d’aller au-devant des parlementaires. «J’ai aimé la flexibilité qu’il offrait, avoue-t-elle. Cette année, nous avons fait ressortir la pénurie de personnel en santé dentaire et ses incidences variées dans différentes parties du pays.» Forte de son expérience au comité d’action politique de l’Association dentaire de l’Ontario, la Dre Hapak revient sur la portée des Journées sur la Colline. «À ma première année, ça me semblait tellement gros, confie-t-elle. Sur la Colline, on aborde des préoccupations qui touchent toute personne au Canada, pas seulement la population d’une province ou d’un territoire.» Les rencontres Durant les rencontres dans les bureaux des députés, le Dr Preston a relevé presque tout de suite une tendance. «Il y avait essentiellement deux groupes de députés : ceux qui connaissent le RCSD et ceux qui en savent encore peu de choses. Selon à qui l’on s’adresse, la teneur de la discussion sera complètement différente.» Avec bien des nouveaux députés, dit-il, le contexte change. «Notre rôle était plus de nature éducative. On ne va pas commencer par le détail de changements pour améliorer le programme. On va plutôt s’assurer qu’ils en comprennent les bases. C’est important parce que des bénéficiaires du RCSD pourraient s’adresser à leur député pour leur poser des questions ou avoir de l’information. En général, les députés étaient très ouverts.» La délégation de l’ADC a clarifié que le RCSD ne signifie pas que les soins dentaires sont gratuits. «On a expliqué que bien des patients croient que tous les frais sont couverts. Quand ils découvrent que ce n’est pas le cas, ils sont mécontents. Et ils expriment leur mécontentement à leur dentiste, souligne le Dr Ward. Mais le dentiste n’y peut rien. C’est la façon dont le programme a été bâti.» Pour l’ADC, il faut corriger cette idée fausse pour protéger la confiance entre les patients et les fournisseurs de soins, et pour aider les députés à comprendre pourquoi leur bureau de comté reçoit peut-être des plaintes au sujet d’un programme encore mal compris de bien des gens. Sur la Colline, on aborde des préoccupations qui touchent toute personne au Canada, pas seulement la population d’une province ou d’un territoire. 9 Numéro 1 | 2026 |

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