Après un baccalauréat en commerce de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), la Dre Lesley Williams a amorcé une carrière en affaires, tout juste retraitée d’une carrière de joueuse de hockey sur gazon pour le Canada. Ses années comme athlète élite lui ont appris à ne pas avoir peur, à travailler fort et à savoir fonctionner en équipe. Mais le monde des affaires dans les années 1980 laissait peu de possibilités d’avancement au mérite pour les femmes. « Je me suis heurtée au plafond de verre avec un bruit sourd retentissant », confie-t-elle. Encouragée par les paroles répétées par sa mère – « Tu peux tout faire. Vise haut et fonce! » – Lesley Williams a cherché un métier où elle pourrait réussir comme elle l’entendait. Elle a trouvé dans la médecine dentaire l’autonomie et les possibilités qu’elle voulait. Michele, sa jumelle identique, infirmière à l’époque songeait à faire des études de médecine. Quand celle‑ci a évoqué l’idée de se réorienter vers la médecine dentaire, Lesley l’a surprise en lui apportant un soutien enthousiaste. Les jumelles Williams ont ainsi commencé leur parcours pour devenir dentistes. Se forger une carrière en orthodontie Quand Lesley a commencé l’école de médecine dentaire, il n’y avait que trois femmes dans une classe de 40 personnes. «Ce fut un véritable privilège d’avoir Lesley et sa jumelle Michele dans le programme de médecine dentaire de l’UBC, insiste la Dre Marcia Boyd, doyenne de la Faculté de médecine dentaire à l’époque. Elles étaient toutes les deux des étudiantes exceptionnelles et excellaient autant en classe qu’en clinique. À ce momentlà, il y avait peu de jeunes femmes dans le programme, et Lesley et Michele ont chacune apporté quelque chose de spécial à leurs camarades de classe : de l’énergie, de la motivation et un entrain qui réverbérait bien au-delà de la Faculté de médecine dentaire.» Dès son entrée en orthodontie à l’Université de l’Alberta, la Dre Williams a considéré sa formation spécialisée comme un privilège et une occasion de faire ses preuves. «Certains pensent que l’orthodontie consiste à redresser des dents, explique-t-elle. Mais, ce que je fais tous les Michele a été la première à finir ses études en médecine dentaire à l’UBC, puis elle a fréquenté l’Université de Pennsylvanie pour étudier la médecine buccale. Elle a fait partie de la première cohorte à recevoir une bourse de recherche en médecine buccale du Collège royal des chirurgiens-dentistes du Canada (CRCDC) et a ensuite obtenu le titre de spécialiste certifiée en médecine buccale. Lesley a reçu son diplôme de médecine dentaire à l’UBC l’année suivante, puis a fait une maîtrise en orthodontie à l’Université de l’Alberta avant d’obtenir le titre de fellow du CRCDC en orthodontie et celui de spécialiste certifié en orthodontie. Avec le recul, Lesley estime que son changement de carrière a été une façon de reprendre sa destinée en main. « La médecine dentaire m’a libérée des limites du monde des affaires de l’époque et m’a permis d’avoir une carrière à la fois indépendante et épanouissante », reconnaît-elle. La médecine dentaire m’a libérée des limites du monde des affaires de l’époque et m’a permis d’avoir une carrière à la fois indépendante et épanouissante La Dre Lesley Williams (en jaune, à gauche) et sa sœur jumelle la Dre Michele Williams. 29 Numéro 1 | 2026 | Point de mire
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