L'essentiel de l'ADC 2016 • Volume 3 • Numéro 2 - page 28

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Volume3Numéro3
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oint demire
Risquededépendance auxopioïdes
BC :
Le risquededépendanceauxopioïdes est très faiblequandcesmédicaments sont prescritspour le soulagement
de ladouleur aigüe. Dans lecasd’unepersonne traitéeplus longtempspour unedouleur buccofacialepostopératoire
aigüe, il faudracesser l’administrationd’opioïdes après environune semainepour éviter les effetsde sevrage.
Aussi, il n’est pas inhabituel, aprèsuneoudeux semaines, dedévelopper uneaccoutumanceà ladose. Évidemment, si
lepatient éprouve toujoursunevivedouleur aprèsune semaine, il faudraenchercher lacause.
Combiend’opioïdes faut-il prescrire?
BC :
Dans certainesprovinces, il est possibled’émettreuneordonnance fractionnéeavec renouvellements.
Malheureusement, il n’yapasdebonsoutilspour dépister les tendances addictives. Si vous soupçonnezune
dépendance, faites intervenir unpharmacienouune infirmièrecommunautairepour surveiller laconsommationdu
patient etminimisez votreordonnance.
LaColombie-Britanniquepermet de fractionner uneordonnance. Pour unedouleur postopératoirepar exemple, vous
pouvezprescrireunequantitédenarcotiques suffisantepour 24heures et autoriser unoudeux renouvellements. Le
patient pourraainsi avoir unequantité totaledemédicament pour troisouquatre jours,mais à raisonde24heures à la
fois. Ainsi, il ne se retrouverapas avecbeaucoupd’opioïdes inutilisésdans sapharmacie.
CL :
Vous voulezprescrireassezdemédicamentspour nepasque lepatient souffre,mais sans tropendonner. Je suis
portéàdirequ’uneordonnanced’opioïdespour unoudeux jours suffit. Faites ensuiteun suivi auprèsdevotrepatient
aubesoin.
BC :
J’ajouteraisque, s’il s’agit d’unadjuvant et que le traitement primaireest unAINSoude l’acétaminophène, je
limiterais l’ordonnanceà24heures. Il est sous-entenduque l’opioïdene serviraqu’àcalmer ladouleur laplus intenseet
qu’ensuite lepatient n’enauraplusbesoin. Nousnevoulonspasqu’il en reste. Si l’opioïdeest le traitement primaire, il
convient alorsd’émettreuneordonnancepour deuxou trois jours.
Anesthésique local à actionprolongée
CL :
Jem’envoudraisdenepasmentionner les anesthésiques locauxàactionprolongée. Par exemple, pour l’extraction
d’unedent inférieure, j’y iraisdedeux typesd’anesthésie : unblocavecde la lidocaïneet une infiltrationavecde la
bupivacaïne. L’anesthésique local àactionprolongéeaidevraiment àapaiser ladouleur postopératoireavant que le
patient ne sentededouleur paroxystique.
Communication
CL :
Jecroisque, à titredeclinicien, il est important d’évaluer ladouleur dupatient et denepas en fairefi.
Nous avons tous eudespatientsqui arrivent et qui disent que leur douleur n’est pasbienpriseen
charge; l’undemesdevoirspremiers est deprendreencharge ladouleur. Lacommunicationest
cruciale.Assurez-vousdeprendre le tempsdegérer les attentes et d’expliquer auxpatients ceàquoi
il doit s’attendre.
Le texte ci-dessus est un condenséde l’entrevue.
Lesopinions exprimées sont cellesdesauteurs et ne reflètent pasnécessairement
lesopinions oupolitiques officiellesde l’Associationdentaire canadienne.
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